moonrise_kingdom

Ça fait un petit moment que ça dure, je n’en avais jamais parlé ici. Oui j’aime beaucoup, voire de plus en plus, les films de Wes Anderson et autant dire que son dernier film de déroge en rien à la règle.

Ses films ne font jamais de carton mondial (ni français d’ailleurs), même s’ils sont reconnus par la critique. Ils sont réguliers (en qualité et en production), ils sont projetés tous les 2 ou 3 ans dans les bonnes salles de cinéma et dernièrement « Moonrise Kingdom » a fait l’ouverture du festival de Cannes – si ce n’est pas de la reconnaissance ça !

Au delà de ses scénarios, de ses acteurs (certains d’entre eux sont récurrents d’un film à l’autre, Bill Murray…), sa mise en scène me fascine. Tout fonctionne par espace, par pièce, par lieux. Chaque scène se donne à voir dans un cadre spécial, permettant la mise en place d’un décor très poussé (cf. la scène de la danse entre les deux adolescents, dans son dernier opus, avec le placement des valises, de la lampe à pétrole et du tourne disque). Chaque plan devient un espace à fouiller pour le spectateur et y trouver des clefs pour comprendre le film.
Son cinéma semble dilettant, il est calculateur et précis. Il est peu revendicatif, mais plein de poésie avec une bande son toujours bien trouvée. Il est aussi plein d’ironie sur l’univers de la famille, les adultes restant souvent de grands enfants et les enfants semblant parfois à l’étroit dans leur adolescence.

« Moonrise Kingdom » se passe en 1965, sur une île au large de la Nouvelle Angleterre. Sam et Suzy, 2 enfants de 12 ans, décident de s’enfuir ensemble. L’île devient alors le lieu d’une recherche frénétique de la part des parents, du shérif, du chef de troupe des scouts et des scouts eux-mêmes. Le tout se joue sur un fond de tempête, qui va venir bouleverser leur aventure.

Wes Anderson est semble-t-il un personnage tout autant atypique que son cinéma, qui tout en conservant son style en découvre une nouvelle facette à chaque film.

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